mardi 21 décembre 2010

Soupe-repas

Je sais, flagellez-moi, je ne raconte rien pendant 15 jours et, quand je me pointe, c'est pour mettre une recette et même pas de Noël en plus. Mais, bon, c'est parce que, d'habitude, les restes mes soupes aux légumineuses ont la fâcheuse habitude de finir aux poubelles mais ma recette-maison-improvisée-je suis fatiguée-faut pas que ce soit difficile a connu un succès inattendu, alors je la mets ici pour ne pas l'oublier.

Donc, les ingrédients :
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 2 oignons (hachés)
- 2 branches de céleri (hachés avec les oignons)
- 2 gousses d'ail ou, pour les paresseuses fatiguées comme moi, une bonne cuillère à thé d'ail en pot
- un sac Artic Gardens (ou autre) de légumes style californien (si vous vous appelez Bri - Desperate Housewives - ou Maman de Caillou, vous pouvez couper des carottes, choux-fleurs, brocolis et céleris, mais, bon, franchement ce ne sera pas meilleur et vous avez vu le prix des légumes en ce moment??)
- une grosse boite de tomates en dés (si vous aimez cà épicé, mettez une petite boite de tomates en dés et un petite boite de tomates en dés épicées-pimentées, menoum)
- assez d'eau pour couvrir largement le tout (10-12 tasses?)
- du bouillon de légumes au pif, selon l'eau que vous avez mis
- une c. à thé d'épices à l'italienne et une c. à thé d'épices "ail rôti et poivrons" ou, comme moi, ce qui vous tombe sous la main quand vous entreprenez des fouilles archéologiques dans votre placard à épices
- une boite de feves gourganes (les petites - ou n'importe quelle légumineuse qui vous déculpabilisera sur le % de protéines/besoin journalier)
- un verre de calvados (ah non, désolée, cà c'est pour boire pendant que vous faites la recette ou, comme moi en ce moment, pendant que vous l'écrivez en creusant votre tête - et votre bac de recyclage - pour retrouver ce que vous y avez mis)
- environ 250g d'orzo ou autres petites nouilles minuscules (alphabets si vous voulez ou si vous avez des petits z'enfants comiques qui aiment écrire leur nom à côté de leur assiette)

Bon, ensuite, vous faites revenir l'oignon haché, le céleri haché et l'ail dans l'huile quelques minutes, vous ajoutez les légumes congelés 2-3 minutes, les épices, puis les tomates en dés, les fèves et ensuite l'eau avec le bouillon de légumes. Vous faites bouillir le tout et, quand cà bout (boue??), vous pouvez laisser mijoter un peu et/ou vous ajoutez les nouilles, vous programmez la minuterie pour le temps de cuisson des nouilles et vous servez le tout après. Chez nous, le fromage est servi comme du ketchup, donc, vous pouvez toujours rajouter du fromage râpé ensuite dans votre bol et de la sauce piquante (genre tabasco) pour ceux qui aiment.

Il n'y aura pas de restes à mettre aux poubelles!

lundi 6 décembre 2010

Ouf!

Après :
- des heures de recherche
- des fouilles intensives dans tous les coins et recoins de la maison, même les plus improbables, genre dans la laveuse, poubelle, sous les fauteuils, etc.
- deux aller-retours à l'école pour aller chercher une fifille en panique devant ces recherches infructeuses de son agenda qui contenait ses derniers travaux, fruits de nombreux jours de dur labeur intensif et de brûlements de cerveau, fifille donc sortie d'urgence de ses cours pour participer à la battue,à
- de nombreux téléphones désespérés pour rejoindre tous les propriétaires de sacs qui auraient pu cacher l'agenda fugueur,
- un mot d'excuse rédigé par la mouman pour supplier l'enseignant de compatir à la détresse de fifille et de se souvenir de son excellent dossier scolaire pour lui permettre de remettre le document le lendemain sans la pénaliser de l'habituel 10% de moins par jour de retard ..........

NOUS L'AVONS RETROUVÉ! À un endroit pourtant fouillé minutieusement une fois, apparemment la taille de la fouilleuse initiale (moi) ne lui avait pas permis une fouille à fond de la coupable, j'ai nommé : la GROSSE B.B. (boite bleue = boite de recyclage) qui trône dehors et accueille tous les détritus recyclables de la maison. Dont les journaux ramassés à la hâte la veille et qui cachaient traitreusement en leur sein l'agenda kidnappé...

Mes travailleurs

Dommage que nous ne soyons plus à l'époque où les jeunes partageaient une partie de leurs gains avec leur famille, nous serions riches!

En effet, depuis 2 semaines, deux autres membres de la famille sont entrés sur le marché du travail, après Isabelle qui travaille depuis le mois de septembre au Loblaws, comme caissière. Après un peu de pression parentale, quelques CV mollement distribués et une semaine de recherche plus sérieuse, François a été engagé comme... poissonnier à l'épicerie Métro tout près de chez lui. Première journée de travail demain, à suivre! Mais je regrette un peu ce travail trouvé juste avant les vacances de Noël qu'il devait passer chez nous et qu'il passera maintenant avec les poissons...

Et dans la foulée, après 4 mois de lamentations intenses sur l'urgence de se trouver un travail pour pouvoir ramasser des sous pour son futur voyage en Angleterre et son déménagement dans la grande ville (de Montréal), et après avoir distribué des CV dans toutes les boutiques de la région (et s'être - presque - résignée à en distribuer dans les épiceries et les Tim Horton - dernier choix), Catherine a enfin déniché l'emploi de ses rêves, dans une boutique-bistrot-bar qui vend, entre autres du café et des produits équitables, et qui sert aussi des viennoiseries, repas, alcools, etc. Jacques et moi, après avoir découvert la place, avons décidé de l'adopter dans le futur pour nos futures petites sorties en amoureux, c'est très chaleureux et très agréable et Catherine a adoré ses deux premières journées de travail. Elle sert en salle et, en plus de son salaire - minimum, elle recevra aussi des pourboires, partagés entre les membres de l'équipe. Elle est enchantée.... et nous aussi!

mardi 30 novembre 2010

Embêtant un peu quand une petite fille se présente au secrétariat parce qu'elle a mal au coeur, qu'on appelle sa mère, que l'on comprend que celle-ci va venir la chercher et qu'en attendant, la gamine va se coucher et qu'elle se relève une heure 30 plus tard, à 4h15, en demandant si les bus partent bientôt parce qu'elle avait dit qu'elle se coucherait jusqu'au départ des autobus (pas jusqu'à ce que sa mère arrive). Sauf que, heu..., les bus sont partis depuis 30 minutes.

Les yeux s'élargissent, se remplissent de larmes, et je m'exclame d'un ton enjoué "ne t'inquiète pas, je vais appeler ta maman..." ("elle n'a pas d'auto") "...et je vais te reconduire chez toi".

Aussitôt dit, aussitôt fait, ouf!

mercredi 24 novembre 2010

Harmonie à Québec

Ma belle Isabelle se prépare en ce moment à quitter l'école en compagnie de deux enseignants de musique et de 3 étudiants musiciens, qui ont eu l'honneur, comme elle, d'être choisis pour représenter sa polyvalente au Grand Concert FAMEQ (Fédération des Associations des Musiciens Educateurs du Québec), à Québec.

Au courant des 5 dernières années, notre percussionniste préférée s'est distinguée, un peu malgré elle, comme joueuse de xylophone et c'est la deuxième fois que ses prouesses de xylophoniste lui valent une nomination spéciale. L'année dernière, c'est l'enseignant de l'Harmonie de secondaire V de l'école qui lui avait demandé de les accompagner au concours provincial des Harmonies à Sherbrooke.

Cette fois, elle part jusqu'à samedi (4 jours), et le Grand Concert aura lieu vendredi soir. J'ai vaguement pensé aller la voir, mais la route (5 heures) et la météo annoncée vendredi (entre 10 et 25 cm de neige) m'ont un peu découragée. Je l'encouragerai mentalement!

Et j'espère qu'elle oubliera un peu le stress de la performance et qu'elle s'amusera...

Une de ses pièces :
Various Artists - Rapunzel 4_The End

Powered by mp3skull.com

Et une autre :
Balkan Dreams 2

Powered by mp3skull.com

Écoutez le xylophone de 1mn à 1mn30, ouf... Isabelle n'aimait pas trop cette partie-là, surtout qu'elle revient souvent! Vas-y ma cocotte, t'es BBFC (Belle, Bonne, Fine et Capable)!!

La photo date de 2006, au tout début de son apprentissage de percussionniste :-)

jeudi 18 novembre 2010

Est-ce normal d'avoir des pensées socialement incorrectes en ce moment-même, alors que je tiens un lecteur de codes à gachette à la bibliothèque de l'école, en face d'une classe particulièrement dissipée? Tt tt tt, honte sur moi...

Hum...

Cà veut dire quoi quand on attend a un coin de rue que la lumière passe au vert jusqu'à ce que l'un des 4 automobilistes très patiemment arrêtés derrière klaxonne parce qu'on est à un "stop" ??? Sénilité ou fatigue?? On va dire fatigue...

mardi 16 novembre 2010

J'en veux d'autres!

Hé ho, non non, pas d'autres bébés! D'autres suppléances comme celles d'aujourd'hui. D'abord parce que les dépenses plates (tsé genre style "manufold à 750$ de l'auto qui lâche" ou "chauffe-eau qui n'est plus couvert par l'assurance donc qu'il faut changer") nous tombent dessus comme les rayons de soleil ces derniers jours, ensuite parce que des dépenses le fun nous tendent les bras en nous suppliant de craquer (genre les savons et autres produits ultra-tentateurs de "La Prétentieuse" ou le contenu intégral des magasins style Future Shop ou La Source - je sais, je ne suis pas une femme normale), mais aussi parce que où peux t'on gagner 50$ de l'heure en faisant du scrapbooking ou en travaillant sur ses dossiers-Haïti??

Première suppléance : le local d'encadrement de la polyvalente près de chez nous. Synonyme : chambre de torture des ptits comiques qui préfèrent niaiser en classe qu'écouter le prof. J'angoisse un peu, j'imagine les chaises qui revolent, les grands-gros qui refusent de travailler, les défiants, déviants, déments, dérangeants...

Ben non. C'est calme. Très très calme. Je suis dans mon aquarium de verre, à surveiller morosement quatre étudiants moroses qui ont écopé de 1 heure de retenue, ou la journée, selon leur crime, et qui copient en silence et sérieusement (oui oui!), leur phrase débile genre "je ne défierai plus l'enseignant et j'écouterai en classe" sur des pages recto-verso. Bon. Je sors mon mignon portable et je travaille sur mes affaires, alors. Tant qu'à m'ennuyer! Une heure 15 plus tard, c'est déjà terminé, dommage, je pars affronter les vraies classes, en l'occurrence, celle de mathématiques.

Premier cours de maths : groupe de 31 élèves, tout ce qu'il y'a de plus classique. Celui qui dort, celui qui fait rire les autres, celui qui rit, celui qui lit (Harry Potter, c'est bien mais il est supposé faire des maths), celui qui fait rouler son crayon sur le mur aller-retour pendant une heure, celles qui veulent aller aux toilettes because urgence-menstruations (je compatis et je laisse), celui qui veut y aller pour la même raison (je ris et je ne laisse pas), celui qui a oublié son cahier de maths (comment peux-t'il aller à un cours de maths et oublier son cahier??), etc. Je n'ose pas sortir mon portable, je sens le groupe un peu trop instable.

Cours suivant, maths aussi, même matière, mais le groupe est plus petit et plus sympa, allez, je sors mon portable, et j'ouvre mon logiciel de scrapbooking. Et mon dossier Haïti, pour pouvoir cliquer dessus quand un élève vient me voir, cà fait quand même plus sérieux. Suppléance tranquille, j'ai le temps de finir une page de scrapbook, je jubile...

Demain, une petite heure et demi de secrétariat et jeudi matin, une suppléance en 3ème année. Ce sera moins rigolo.

samedi 13 novembre 2010

De retour hier soir d'un autre séjour génial de deux jours au Jungle Cat World, près de Toronto. Les enfants ont trippé au maximum sur les animaux. Les hits :
- s'attendrir encore une fois devant la complicité fraternelle


- caresser les loups artiques (et, dans le cas de Magali, se faire lécher le visage par eux, beurk)


- voir l'employée serrer la patte d'un jaguar noir


- jouer avec les lynx

- chasser les mouches


- agacer les tigres de Sibérie (courir le long de leur cage et sauter en l'air pour le plaisir de les voir faire pareil de leur bord, très rigolo)


- écouter hurler les loups et ...les singes

- voir un loup gris osciller entre le plaisir de se faire caresser et le besoin de montrer sa dominance (= je me frotte à la main qui me caresse mais je montre mes crocs d'un air féroce...)


- donner la main aux singes


- flatter les chèvres et les lamas


- voir une des employées promener un des gros tigres de Sibérie à la laisse dans le jardin


- admirer Simba, le petit lionceau de 3 mois


- profiter du confort, de la beauté de l'appartement et du contenu de son frigo (genre dévorer TOUS les yogourts gracieusement offerts par la direction - au moins une douzaine minimum). Devoir faire ses devoirs n'a pas été un hit, par contre...



Pour toutes les photos, voir ici : http://www.flickr.com/photos/97182823@N00/sets/72157625259237899/

mercredi 10 novembre 2010

Ne pas oublier la réunion avec l'enseignante ce soir

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De Montréal à Toronto en passant par Haïti

Bon, une petite pause bien méritée après 2h30 de travail sur les dossiers d'SOS Haïti. Qui aurait cru que ce serait si long de faire des fiches sur 84 enfants, avec photo et description, et ensuite de créer un dossier excel pour avoir la liste de tous les enfants, avec leur âge, niveau scolaire, parrainés ou pas, orphelins ou démunis... Ouf... Mais belle-maman sera contente, c'est elle qui s'occupe du parrainage et une telle liste lui sera bien utile!

Hier, escapade aller-retour en soirée pour Montréal, afin de profiter de la journée Portes Ouvertes au Cegep où Isabelle veut aller si elle décide de suivre le programme en Techniques de Réadaptation. C'est le même Cégep où va François en Tourisme, donc pratique au niveau du logement si le frère et la soeur habitent ensemble. Et rassurant pour la maman! Après avoir affronté le trafic montréalais (beurk beurk triple beurk), nous avons visité les lieux, les locaux de réadaptation physique, rencontré des élèves et des professeurs, c'était très intéressant. Ensuite, direction le chateau de François pour lui remettre son nouveau téléphone cellulaire (ouah, François avec un cell! Ceux qui le connaissent comprendront la portée de l'évènement, mais il n'avait pas le choix, n'ayant pas le téléphone à l'appartement). Il nous avait mijoté de délicieux hamburgers au porc et oignons, c'était super agréable. Et nous étions de retour au home sweet home vers 22h15.

Demain, on reprend la route, cette fois dans l'autre sens, puisque nous nous dirigerons vers Toronto où Jacques a un rendez-vous-business vendredi. Nous allons coucher au même endroit que la dernière fois (le super bed-and-breakfast-zoo) mais cette fois nous amenons les 3 plus jeunes avec nous, en profitant d'un congé scolaire de 2 jours. Et vendredi, nous irons probablement nous promener dans la grande ville de Toronto avant de retrouver l'homme après son travail. Ouééé!

mardi 9 novembre 2010

Promener?

On peut faire toutes sortes de choses pendant qu'un bain coule (enfin, chez nous, parce qu'avec la pression qu'on a, on a le temps de déjeuner, préparer nos lunchs et se brûler les cheveux au fer avant que le bain soit plein!). Comme sortir le chien. Et le regarder filer par le trou dans la clôture qui, la veille et les 10 autres jours avant, semblait beaucoup trop petit pour lui et ne l'avait jamais intéressé. Là, pffft, plus de chien. Et je suis en robe de chambre et pantoufles. Je pense vaguement à retourner me coucher la tête sous l'oreiller mais ce n'est pas une option raisonnable. Dommage.

Alors, j'essaie ma nouvelle tactique. Je vais prendre la laisse du chien et la lui montre en prononcant le mot magique "promener!". Il hésite, et part en courant entre les autos vers la rue où j'entends le trafic du matin passer à 80km/h. Cri de mort-réveilleur de voisins. Le chien arrête, j'en profite pour l'attirer vers l'arrière de la maison toujours avec la laisse et la litanie "promener-promener-promener". Il suit. La curiosité l'emportera toujours ce chien (c'est toujours mieux que le pick-up du voisin). Après un peu de valse-hésitation (pourquoi se promener avec une laisse alors que je peux me promener tout seul?), il craque et je peux lui attacher la laisse. Du coup, si je veux que mon truc remarche la prochaine fois, il faut que j'aille le promener, non? Sinon, il ne me croira plus. Alors, me voilà à prendre une petite marche dans la forêt, en robe de chambre et pantoufles on se souvient. Charmant. Petit tour rapide et frigorifiant et retour à la maison.

J'arrête le bain.

Je bouche le trou de la barrière avec du fil téléphonique (à défaut de trouver autre chose).


Je cherche une autre barrière sur les petites annonces. Bingo, trouvé!

Et, là, je peux aller faire mon café et mes toasts.

Cà sent la journée poche cà...

D'ailleurs, Magali vient de redescendre, elle était allée se recoucher (sans que je le sache) et là, elle est 25 minutes en retard sur son horaire normal. Poche je vous dis...

vendredi 5 novembre 2010

Les suppléances se suivent...

... et ne se ressemblent pas.

Nouvelle école, nouveaux élèves, nouveaux défis. En plus, je remplace le professeur d'anglais, un vendredi après-midi très pluvieux : tous les ingrédients sont là pour la recette d'une suppléance infernale... J'appréhende un peu...

Premier groupe : je mets les élèves dans ma poche assez vite, on s'entend bien, ils écoutent, wow, cà va super bien malgré la surveillante de dîner qui m'a souhaité "bonne chance" d'un air entendu en me laissant le groupe. Je m'auto-félicite, je m'en viens bonne, vive l'expérience qui rentre, hey, c'est pas si pire finalement la suppléance, je ne suis plus si décue finalement que mes projets de correction-traduction n'aboutissent pas.

Ha ha. Deuxième groupe. Un peu plus de temps pour obtenir le silence, un élève qui bondit partout comme un kangourou en lancant insultes et défis à tous ceux qu'il croise, impossible de le faire asseoir ni de le faire taire, cà commence mal. Je profite d'un silence relatif et temporaire pour me présenter et présenter le travail. L'élève déchaîné en entraine d'autres à sa suite, c'est la cacophonie et je commence à douter un peu de la suite. J'envoie l'élève hors de la classe, direction salle de réflexion, cà ne règle pas grand chose, il revient après 5 minutes, fanfaron et bruyant, je dois appeler la secrétaire pour qu'il daigne ressortir en glapissant son indignation. Et je passe le reste de la période à écrire des noms sur ma liste rouge (pfff, j'aurais dû écrire le nom de ceux qui ne dérangeaient pas, c'aurait été moins long), à menacer de mettre dehors ("juré, je ne -cochez - : parle plus, chante plus, rote plus, crie plus, me lève plus"), à changer les élèves de place, à répéter 100 fois les consignes du travail, je suis épuisée et totalement découragée. Le cours fini (l'élève tannant est revenu 15 minutes avant la fin et a fait la bamba les 15 dernières minutes), j'ai juste envie de pleurer et d'aller donner mon cv à l'épicerie ou au café le plus proche. Je me trouve poche, surtout quand l'enseignante m'affirme que c'est un bon groupe, meilleur que les autres années. Mais, ajoute t'elle, bon, c'est vrai que J. ne fonctionne pas du tout quand c'est une suppléante. ...................
........
........
......... Ben, sortez-le avant que j'arrive, enfermez-le dans un placard, je ne sais pas moi, je fais quoi avec un élève qui "ne fonctionne pas du tout quand il y'a une suppléante" et qui désorganise toute la classe? Je m'asseois au bureau et j'attends que la période passe? Grrrr... Du coup, à l'épicerie, j'ai acheté la bière aromatisée la plus forte du lot, elle accompagnera bien mon petit shooter de whisky au retour! Hips!

dimanche 31 octobre 2010

Non, ce n'est pas drôle de perdre une clé d'auto qui coûte 200$ à remplacer, comme a pu le constater fifille, surtout lorsque sa vilaine mère a encore une fois prouvé son infamie en insistant que ce serait sa responsabilité de la remplacer.
FF (fifille) : "mais pourquoi on a une Volvo d'abord, cà n'a pas d'allure une clé qui coûte 200$!"
VM (vilaine mère) : "bien d'accord, cà m'a emm... royalement quand j'ai dû la remplacer moi aussi il y'a qq mois. Mais, bon, c'est l'auto que papi nous a donnée quand il a arrêté de conduire, on ne va pas cracher dessus quand même" (surtout que fifille choisit toujours la Volvo de préférence à la Toyota Écho)
FF : "pis on n'a pas besoin de deux clés, juste une c'est assez"
VM ne daigne même pas répondre et enchaîne plutôt avec une petite rengaine moralisatrice comme les ados apprécient tant :
"Chère fifille, chaque fois que tu prends l'auto, c'est comme si tu déposais 250$ sur la table (et je suis conservatrice) avec le risque (assez élevé quand même) qu'il ne soit plus là quand tu reviendras. Parce que tu as eu un accrochage, une amende, perdu ta clé... Même si ce n'est pas de ta faute (policier injuste, délit de fuite, clé envolée toute seule), ben cà t'auras coûté quand même 250$ minimum. Alors demande-toi si tu as vraiment besoin de l'auto à chaque fois que tu la demandes ou si tu peux t'arranger autrement. Pis _____(ici, un parent moins poli que moi échapperait qq jurons), estime-toi chanceuse d'avoir quasiment le libre accès à une auto sans avoir eu à la payer ni à payer assurances et entretien alors arrête de crier à l'injustice et à la dictature. Et troisièmement, les clés de Toyota ne coûtent pas cher, tu n'es pas obligée de prendre la Volvo".

J'ai arrêté là, j'aurais pu embrayer sur les risques de perdre pas juste de l'argent mais aussi la santé ou la vie, mais il ne faut pas abuser de la patience adolescente, depuis longtemps dépassée d'ailleurs... Cela dit, c'est quand même une politique que j'applique, surtout à cause de ma peur des accidents. D'ailleurs, je trouve cela un peu abherrant les parents qui ont une peur bleue des enlèvements d'enfants - d'où application de mesures de sécurité extrêmes et parfois exagérées - et qui promènent leur progéniture sans inquiétude en auto, à gauche et à droite, et parfois sans les principes de sécurité de base (en avant, mal attachés, etc.). Mais cà c'est une autre discussion...

vendredi 29 octobre 2010

Drôles de moineaux

Quand le papi a déménagé, j'ai récupéré ses nombreuses mangeoires et c'est à mon tour de re-profiter de la nombreuse faune ailée qui pullule dans notre coin. En effet, depuis quelques années, balcon pourri oblige, je n'avais plus accès à mes mangeoires suspendues à un poteau du balcon (pourri, je le rappelle) et je m'ennuyais de mes petits z'oiseaux. Tiens, en y pensant bien, c'était depuis la visite de la famille Ours qui avait aidé à défoncer quelque peu les rambardes (pourries) du balcon (pourri).

Bref, depuis quelques mois, les oiseaux sont revenus en force, cardinaux, chardonnerets, mésanges, geccos, pics, et même... notre futur souper de Noël?? Mmm... Tentant en tout cas... Surtout qu'elles engraissent à vue d'oeil et grâce à mes bons soins entre autres...



Sauvez-vous, vlà un méchant humain
(
meuh non, c'est juste Catou qui sort pour le plaisir de les voir s'enfuir!)


Ok les filles, on peut revenir, le danger semble écarté!

mardi 26 octobre 2010

Re-départ

François est venu et... reparti! Depuis son déménagement à la mi-juillet, nous l'avons revu régulièrement, environ 2 fois par mois, surtout grâce à ses rendez-vous chez l'orthodontiste qui ont lieu presque chaque mois. Il ne veut pas changer d'orthodontiste et ce n'est pas moi qui vais le pousser à le faire! Pas folle la mère :-)

Grande nouvelle : il redéménage. Raison officielle : il veut se rapprocher du Cégep et de sa blonde. Raison officieuse : il veut dormir la nuit et vivre dans un environnement relativement propre. Ben oui, il a découvert quelques unes des joies de la co-location, soit le classique colocataire désordonné, bruyant et irrespectueux (qui recoit des appels jusqu'à 1h00 du matin tous les soirs, veille bruyamment jusqu'aux petites heures du matin et ne s'inquiète pas de ce que d'autres pourraient éventuellement vouloir dormir la nuit. Duhh? Dormir?? De quessé?

Aussitôt dit, aussitôt fait, un nouvel appartement, à 5 minutes à pied du Cégep et dont le colocataire est un maniaque du rangement est trouvé vendredi dernier et François y déménage ses pénates dimanche. Non seulement il économisera une centaine de $ par mois sur le transport, mais le loyer est aussi beaucoup moins élevé. De plus, l'immeuble est récent donc le balcon et les fenêtres bien jolis mais bien mal isolés de son vieil appartement ne seront plus qu'un mauvais souvenir. Espérons qu'il ne découvrira pas d'autres classiques d'une colocation désagréable!




jeudi 21 octobre 2010

1h00 ou 1h30 mon rendez-vous chez la coiffeuse? 1h00 ou 1h30? Mmmm... Argh.... Pas écrit évidemment... Bon, j'irai à 1h00, au pire si c'est à 1h30 j'irai faire un tour à la boutique érotique pharmacie à côté..

4 heures plus tard : devinez quoi... C'était à 1h30 bien sûr. Faque, en attendant, j'ai été - non, pas là - mais dans un magasin de sport acheter des t-shirts des Canadiens pour des tizamis gentils qui auront une surprise dans leur bas de Noël (non Isa, pas toi, même si tu es gentille).

dimanche 17 octobre 2010

Tradition oblige...

Nous sommes arrivés 40 minutes en retard à la première partie de la saison de soccer de Manu. C'est normal, je fais TOUJOURS cà la première fois : je lis le courriel de l'entraineur, je regarde bien les heures et je les mémorise. Tout croche. Toujours plus tard. Je ne pourrai pas me tromper pour qu'on arrive en avance, non, c'est toujours en retard, et pas que 5 minutes. Et c'est toujours aussi à la première partie, genre celle où on rencontre l'entraîneur et nos futurs coéquipiers, et où on laisse une première impression indélébile.

Pauvre Manu, je suis écrasée par la consternation et la honte...

jeudi 14 octobre 2010

Haïti

Attention, ceux qui détestent la sollicitation via les blogs, vite vite, changez de page (ou allez lire mes autres billets), je n'aime pas cà moi non plus mais quand il faut il faut et là il faut...

Ceux qui suivent un peu ce qui se passe en Haïti, je ne sais pas comment vous faites parce qu'on ne parle plus du tout d'Haïti dans les nouvelles. Il faut connaître quelqu'un qui y vit, qui en revient, ou qui connait quelqu'un qui, etc. Pour savoir que... rien ne se passe. 2% des débris ont été ramassés, les camps sont saccagés régulièrement par les intempéries et les pillards, les terrains disponibles ne sont plus achetables car leurs propriétaires ont quintuplé les coûts, même chose pour le matériel de construction, le gouvernement a gelé toute nouvelle construction à Port-au-Prince en attendant de faire un plan de reconstruction, les ONG (celles qui ne sont pas parties!) travaillent en individuel et s'occupent exclusivement de LEURS camps, en plus de dépenser une bonne partie des fonds recueillis pour loger, déplacer et nourrir leur personnel (ben, on comprend qu'ils ne resteront pas sous une tente!), du coup des milliers de gens n'ont aucune aide et aucune ressource, certains n'ont pas reçu d'aide depuis le tremblement de terre, la condition des femmes et des enfants empire de jour en jour, les autres pays (dont le Canada) donnent au compte-gouttes l'aide promise (quand ils n'oublient pas...), bref, c'est l'enfer.

Et on reste démunis et impuissants devant ce massacre d'une génération d'enfants. On a donné à l'Unicef, à Vision Mondiale, à un gros organisme, on a pleuré devant les images-chocs, mais que peut-on faire d'autre?

Je faisais partie de deux organismes : un qui s'occupe d'adoptions en Haïti et que j'ai abandonné en juillet pour me consacrer exclusivement à l'autre. Un petit organisme humanitaire de la région d'Ottawa-Gatineau qui, en 2004, a fait des levées de fonds et a ramassé 152 000$ (montant négligeable selon les critères de l'aide internationale et selon l'ACDI -l'Agence Canadienne de développement Internationale- qui a pour mission de Mener l'effort international du Canada pour aider les populations qui vivent dans la pauvreté en collaboration avec des organismes canadiens, mais qui ne nous considère même pas). Ces fonds ont pourtant servi à construire un orphelinat qui abrite 87 enfants et cet orphelinat est la seule réalisation à long terme, toutes ONG confondues, qui subsiste encore aux Gonaïves, 6 ans après l'ouragan. Et nous avons encore autant de mal à trouver des fonds pour subvenir aux besoins fondamentaux des enfants mais nous y arrivons de peine et de misère quand même.

Et c'est là que j'ai besoin de votre aide. Nous fonctionnons par parrainage. Parrainer un enfant de l'orphelinat coûte 25$ par mois et l'argent recueilli permet d'envoyer les enfants à l'école et de passer des commandes de nourriture pour leur assurer un repas par jour et . Pas beaucoup plus. Grâce à l'aide des scouts d'Ottawa cette année, qui ont ramassé les fonds et envoyé 4 représentants sur place, un poulailler a été construit et, nous l'espérons, aidera à subvenir aux besoins des enfants. Mais l'orphelinat, après 6 ans et de nombreuses intempéries, a besoin de beaucoup de réparations urgentes, les jeunes qui ont 18 ans et qui partent de l'orphelinat ont besoin d'une formation pour se trouver un métier, les enfants ont besoin de plus de nourriture, de médicaments, il faut former les gens pour leur montrer la base de l'hygiène, de l'alimentation, des premiers soins. Nous n'avons que 28 parrains, sur une possibilité de 87, cela ne suffit pas et nous nous sommes fixés comme but à très court terme de trouver chacun 3 ou 4 parrains.

Je vous joins pour plus d'infos (cliquer sur les liens) :
- la lettre pour la campagne de financement
- le résumé du voyage des scouts avec les liens pour les photos
- le formulaire de don/parrainage

Promis, je ne vous en parle plus pour quelques mois, ben jusqu'à ce que notre projet de village à Gressier soit sur pied (Gressier est un village près de Léogane qui a été dévasté par le tremblement de terre et que la responsable de notre organisme a été la PREMIÈRE à visiter 6 mois après le tremblement de terre) :-)

mardi 12 octobre 2010

Rebelote

J'ai passé la matinée à marcher dans le Parc de la Gatineau et je me suis installée à une table de pique-nique au bord d'un lac ensuite, pour terminer un travail sur mon nouveau notebook que j'aime. Avec chien chien que j'avais bien épuisé par la marche et qui n'a pas essayé ni de sauter dans le lac ni de se sauver.


Super sauf que, bien sûr, pendant ce temps le ménage et le lavage ne se font pas - damned - et j'ai dû courir en revenant pour avoir eu l'air d'avoir fait qq chose de ma journée quand Jacques reviendrait du travail. Mais les muffins-faits-maison-par-la-mère-de-famille-parfaite attendront, j'ai dû courir en-dehors de la maison vers 15h15 pour aller chercher le papi qui avait un rendez-vous chez le dentiste à 16h15. Non, je ne l'avais pas oublié celui-là - tape sur l'épaule. Du coup, j'ai dû appeler ma belle-maman chérie pour qu'elle aille récupérer Isa à son volleyball à 17h00, je n'ai pas encore réussi à me clôner. Dommage. On va chercher papi, changement de chandail, on déplie la chaise roulante, installe papi, redescend au rez-de-chaussée puis à l'auto, roule vite vite chez le dentiste, stationne, déplie la chaise roulante, installe papi, attend l'ascenseur, arrive au bureau, voit la face de la réceptionniste quand je lui dis que mon père a rendez-vous et... bingo. Bonne journée, mauvaise heure. Son rendez-vous est à 18h50 ce soir.

Hé oui. Il a deux rendez-vous cette semaine et j'ai juste inversé les heures. Je me suis tellement concentrée pour ne pas oublier les jours que je me suis trompée dans les heures. AAAAAAAAARH!

Bon, rappelle belle-maman, j'irai chercher Isa après tout, j'aurai le temps après avoir ramené papi, déplié la chaise roulante, etc.

Ce soir, c'est Jacques qui s'y colle, moi j'ai une réunion, hooooonnn....

lundi 11 octobre 2010

Sieste, vous avez dit?

Qui a dit que c'était plus facile de se payer une petite sieste l'après-midi quand les enfants sont plus grands? Ben oui, pensent les parents naïfs, il y'en a un devant la télé, l'autre à ses devoirs, le troisième chez un copain, etc., de toute façon, ils ne veulent rien savoir de nous et vont profiter de notre absence momentanée pour continuer à vider le frigo ou squatter l'ordi de maman (et lui refiler les mêmes &*)? de virus qui infectent leur ordi - du coup, celui-ci est rendu trop lent, alors on prend celui de maman quand on peut, hein, logique!)...

Grave erreur. D'abord, le chien veut accompagner le couple qui monte à l'étage en ramassant ses dernières forces après-diner-de-l'Action-de-Grâce où, comme d'habitude, ils ont trop bu et trop mangé, pour se rendre jusqu'à leur lit. Où ils vont s'écraser pour dormir. Oui oui. DORMIR!

Ha ha.

Bon, d'accord, on accepte toutou avec nous, comme cà au moins on sera sûr qu'il ne sera pas posté à la fenêtre du salon à saluer bruyamment tous ses congénères qui osent passer sur SA rue. Ce qui nous réveillera en sursaut. Toutou est content et s'installe longuement, très longuement, gratte-gratte, lèche-lèche, bouge-bouge... Pouf. Ouf.

5 minutes. Le temps de se laisser aller béatement dans l'illusion que le sommeil libérateur est proche.

"MAMAAAAAAAAAAAAAAN!!!" Boing, maman est aussitôt en émoi devant ce cri désespéré, et s'inquiète "QUOIIIIIII???"
"J'ai perdu mon verre de contact sur le comptoir de la salle de bains!".
Maman qui sait ce qui l'attend si le verre de contact n'est pas retrouvé se lève aussitôt et va aider fifille à retrouver le coupable. Qui l'attend sagement sur une barette au bord de l'évier. Retour au lit, ré-installation du chien qui a suivi sa maitresse adorée évidemment, re-plongeage dans le presque-sommeil...

BANG. La porte de la chambre s'ouvre, l'ado de 13 ans rentre en coup de vent, bang, la porte de la salle de bains, re-bang, et pschhhhhhhhh, c'est le temps de la douche et la douche n'attend pas.

Bon, avec le bruit de fond de la douche, on oublie le dodo mais on reste en état horizontal quand même, à la recherche d'un tout petit repos.

DRIIIIIING! Ah oui, bien sûr, le téléphone. C'est fifille, l'autre, qui vient de revenir de camping et qu'il faut aller chercher. Tout de suite. C'est moi qui m'y colle car papa devra se lever aussi pour aller aider fifille, l'autre l'autre, qui a des problèmes en maths et se plaint bruyamment.

Moi, je suis pour la sieste obligatoire jusqu'à 100 ans. Pour tous. Bon.

dimanche 10 octobre 2010

Oups

21h05 ce soir... Je bougonne devant mon ordi, je parle toute seule, quoi, comme d'habitude et cà donne à peu près ceci :
"Je suis tu-seule, c'est plaaaaaaaate"
Petit doute s'installe...
"Mais pourquoi suis-je toute seule alors que Jacques et Magali sont allés au cinéma et que je voulais y aller avec eux?"
Oups...
"C'est parce que je dois aller chercher Isabelle à 21h15 à l'épicerie où elle travaille!!!"

Le tdah a encore frappé.

C'est joli l'automne....

...mais le vent pourrait emporter ailleurs les feuilles qui tombent en ronde monotone continuellement. Genre, hop hop, toutes chez le voisin qui, lui, a un ramasse-feuilles après son tracteur-tondeur, alors il vroum-vroum autour de sa maison, il va vider son truc une fois ou deux dans la forêt et, pouf, fini. Nous on...

...étend une bâche et ratelle les feuilles...


Heu... Ensuite, certains sautent dans le tas...


Puis, on balance le tout sur la grande bâche et sur le chien...


Et on va vider le tout dans la forêt en arrière. Où nous attendent d'autres millions de feuilles... D'automne, emportées par le vent, en ronde monotone tombent en tourbillonnant, bouhouhouhou...

vendredi 8 octobre 2010

Beuh...

Mystère "pourtant-j'étais-sûre-d'avoir-acheté-un-pot-d'olives-et-de-la-crème-15%" résolu mais j'avais oublié qu'il y'avait aussi deux gros blocs de fromage (les plus gros, les plus chers) et des poivrons ex-frais dans le sac retrouvé aujourd'hui après une semaine passé "au frais" dans le coffre de l'auto... Bah, j'ai réussi à sauver les citrons en plastique (et le pot d'olives wééé!)

Congé!

Youpi, un congé de 4 jours! Pas de lunchs, pas de course le matin, pas de rush de devoirs le soir... Haaaaaa...

Alors, pourquoi mais POURQUOI fallait-il que le cross-country tombe aujourd'hui??? Et que je doive me lever à 5h45 pour m'assurer que Magali soit à 6h30 à l'école pour prendre l'autobus à 6h45... Pas fous d'ailleurs, les chauffeurs d'autobus, ils ont dormi 15 minutes de plus et ne sont arrivés qu'à 7h00, pff.

Bon, c'est la rançon des activités. C'est toi qui veut que tes enfants aient des activités? Ben assume! Alors, Magali fait de l'athlétisme deux fois par semaine, 1h30 à chaque fois (après avoir abandonné la gymnastique au printemps, nous l'avons obligé - méchants parents - à se trouver un autre sport et comme elle ne se décidait pas, nous l'avons inscrite - bouh trop vilains - à un club d'athlétisme cet automne), elle n'aimait pas, mais maintenant qu'elle a développé de l'endurance et une meilleure maitrise de la course à pied, elle apprécie beaucoup plus!

Quant à Manu, il a décidé de continuer le soccer cet hiver, même s'il aime moins que l'été (parties à l'intérieur, équipes réduites...). Il va encore impressionner tout le monde par ses accélérations fulgurantes (il veut imiter les Camaros, ses autos fétiches!) et sa vitesse de pointe. Par contre, viser le but est plus difficile, surtout quand le ballon a le mauvais goût de ne pas être de son bon côté... Nous sommes aussi en pourparlers pour lui acheter une passe de planche à neige.

Isabelle continue le volleyball pour une 6ème année consécutive et elle ira probablement aussi affronter quelques montagnes en planche à neige, en espérant qu'il y'aura plus de neige que l'hiver dernier!

Catou, heu... Plus de volleyball au Cégep, alors c'est terminé pour les activités physiques. Elle pense vaguement s'inscrire à un centre de remise en forme mais manque de temps et de motivation pour le faire sérieusement. On verra bien!

Et François s'est mis au jogging, dans le même quartier où j'avais moi aussi commencé - et fini - le jogging quand j'avais 20 ans, Outremont. 5-10 km à chaque fois, 3-4 fois par semaine, cà tient un gars en forme et il est superbe! Il continue aussi à pratiquer la slackline, cette espèce de courroie que l'on accroche entre deux arbres et sur laquelle il faut marcher en équilibre.

Moi? Moi? Bon, on parle des enfants, là, on parlera de moi une autre fois :-)

mercredi 6 octobre 2010

La dernière mais non la moindre!



"THE" courgette du jardin! Qu'est-ce qu'on fait quand nos enfants ne sont pas fous des courgettes? Sauf dans les muffins, à condition qu'il y'ait beaucoup de pépites de chocolat alors on double la recette et voilà les 2/3 de la courgette disparus. Il m'en reste 1/3. Bah, on fera d'autres muffins demain!

Deuxième journée au zoo

Je pensais avoir vécu une journée de rêve la veille, je n'avais rien vu encore! Réveil au son du rugissement de Pasha le lion, c'est plus agréable qu'une sonnerie de réveil-matin quand même. Bon, pas de grasse matinée, je dois aller conduire Jacques à sa réunion, à une vingtaine de kilomètres du zoo. Nous prendrons les routes de campagne pour éviter le trafic de Toronto (sage décision!).

J'amène le travailleur et revient au zoo. J'ai décidé, après mes rencontres de la veille, que je préférais rester au zoo pour la journée plutôt que d'aller errer sans but à Toronto, ville que je connais quand même bien. Aussitôt arrivée, je vais voir les lions arctiques et ceux-ci se précipitent vers moi pour se faire flatter à travers le grillage et me lécher abondamment. Impressionnant (voir le vidéo ICI).

Ensuite, je retourne retrouver mes amis félins. Le zoo est désert, seul le propriétaire s'affaire à peindre une nouvelle clôture qui servira à éloigner les petits amis téméraires du bébé tigre qui n'est plus un bébé tigre et qui pourrait bien arracher un petit doigt imprudent! Le tigre m'accueille comme la veille au soir, par contre les lynx veuillent plus jouer que se faire caresser (voir le vidéo ICI) .

J'entends ensuite un son à glacer le sang si on est en forêt la nuit mais qui m'attire irrésistiblement dans les conditions actuelles : les loups hurlent et se répondent d'un enclos à l'autre. Je traverse le zoo à toute allure pour aller les observer du haut de la tour et je m'essaie au langage loup pour participer à la conversation, avec un certain succès d'ailleurs, puisque les loups semblent me répondre quelquefois. Wow, c'est spécial! Du coup, le gros tigre s'y met aussi et sort de ses herbes hautes en mêlant ses rugissements aux hurlements des loups (voir le vidéo ICI)...

Pour avoir rencontré le propriétaire la veille, je sais qu'il est très volubile et prêt à parler de sa vie, passionnante et bien remplie. Il a une soixante-dizaine d'années, est allemand et il nous a interpellé la veille en nous racontant une blague raciste sur les noirs. Oups. Malaise. Du coup, alors qu'il s'apprêtait à en raconter une autre, je lui mentionne mine de rien que nous sommes les fiers parents d'une petite fille noire. Re-malaise. Il essaiera ensuite de se faire pardonner la journée suivante en me racontant de nombreuses blagues où les méchants sont allemands et les gentils sont français.

Bref, je retourne voir le propriétaire en question pour jaser avec lui, parle parle jase jase, il aime parler et j'aime écouter alors on s'entend très bien! Après une trentaine de minutes de conversation unilatérale, il me lance : "veux-tu venir voir le bébé lion dans la maison"? Wow, je ne vais sûrement pas dire non! Le zoo offre une activité payante où on peut rencontrer des animaux et les prendre dans nos bras - quand ils sont assez petits pour cà! - mais Jacques n'était pas chaud à l'idée de le faire, alors l'offre du monsieur en est d'autant plus attirante!

Il finit de peindre sa clôture et m'invite ensuite à le suivre dans "l'arrière-scène". Nous faisons d'abord le tour de son poulailler (d'où viennent les oeufs frais dans le frigo de l'appartement), il me montre fièrement la lumière solaire qu'il a installé la veille et nous allons ramasser les 5 oeufs de ses 6 poules. Il me présente aussi sa moufette et son renard apprivoisés, et me fait faire le tour du jardin et de son abri d'autos pour me montrer tout ce qu'il a construit de ses mains. C'est très impressionnant de rencontrer quelqu'un d'aussi travailleur et doué manuellement! Nous entrons ensuite dans la maison et, avant d'aller voir le lionceau enfermé dans la cuisine, il me fait faire le tour du propriétaire, me montre ses photos de famille (wow, sa femme était une top-modèle étant jeune, elle a même fait partie du concours Miss Canada, et lui était aussi un beau bonhomme ;-), ses oeuvres d'arts, les sculptures rapportées du Mexique et d'Afrique. C'est fascinant et passionnant.

Puis il ouvre la porte de la cuisine et bébé lion apparait. Oh la la qu'il est petit. Et trop mignon. Il n'apprécie pas trop de se faire prendre mais son rugissement n'est pas très impressionnant, va falloir pratiquer ti-pit! Le proprio, Wolf, me propose de me prendre en photo avec dehors, aussitôt dit aussitôt fait. Il prend aussi des photos de ses autos, je promets de les lui envoyer dès mon retour (c'est fait). Je le remercie profusément pour la visite et le temps qu'il m'a consacré, je me sens vraiment privilégiée et sur un petit nuage. Quels beaux moments j'ai passés!


Lorsque Wolf apprend que je dois attendre que Jacques ait fini sa réunion pour aller le chercher, il téléphone à sa femme pour lui demander si je peux profiter de l'appartement plus longtemps que l'heure de départ prévu (13h00). Youpi, je pourrai rester jusqu'à 3 heures, donc dîner tranquillement de ce qui reste dans le frigo et profiter encore un peu des animaux. L'après-midi se passe donc agréablement, mais il faut bien partir, je vais remercier sa femme, et rechercher Jacques qui a manqué tout cà mais qui a quand même eu une journée profitable. Retour archi-ennuyant sous la pluie, beurk, c'est long 4 heures sur l'autoroute...

Ooooooh!

Oh que j'ai un gentil mari, c'est Noël avant le temps, il m'a commandé mon mignon ordi sur Amazon, je suis si contente! Même si ce n'est pas un MacBook :-)))

mardi 5 octobre 2010

tORONtO

Tiens, c'est rigolo, on enlève les T de Toronto et nous avons la ville où nous sommes allés passer deux jours en amoureux, Orono, en banlieue de Toronto. Bon, cà va les tomates, il est 10 heures du soir et je suis fatiguée.

Deux jours d'ailleurs, j'exagère puisque nous sommes partis dimanche matin, très tôt, genre 8h30, nous sommes arrivés dans notre Bed et Breakfast à 12h30, à temps pour assister au sacrifice des poulets congelés. Non non, je ne délire pas. Après moults recherches sur les hotels, motels, B&B abordables aux environs de Toronto, mais en même temps un peu plus originaux qu'une chambre poche dans un motel plate dans un coin nul, et j'ai déniché un B&B dans un zoo privé, qui avait l'air absolument génial. Nous sommes donc arrivés, avons été très bien accueillis et tout de suite amenés à la chambre, même si nous étions 3 heures avant le check-in. Wow, quel palace! En entrant, Jacques s'exclame "I want to move in!" et voilà pourquoi :



Du coup, Jacques veut décorer la maison (je ne dis pas "redécorer" car elle n'a jamais été décorée, tous nos meubles ont été récupérés de la famille au fil des années ou achetés dans des ventes de garages ou même, pour les tables de salle à manger, dans une épicerie, alors c'est un peu hétéroclite). Un jour... Quand les enfants seront grands et que nous aurons déménagé dans une petite maison.

Nous nous installons et, bien sûr, allons assister à l'heure du repas. Le zoo abrite surtout des félins (de toutes sortes et toutes grandeurs) mais aussi des loups, des primates, des loutres, renards, furets, et bien sûr les incontournables petites chèvres, canards, lamas, âne, et les dizaines d'outardes qui profitent de l'endroit pour se reposer avant de reprendre leur voyage vers le sud.


Les poulets congelés font le bonheur des petits et gros chats. Et la préposée ne lésine pas sur les caresses aux bestioles, ce qui m'impressionne grandement! Seul un lynx enceinte (une lynxette?) la boude. Même les loups ont droit à un câlin! Nous revenons à l'appartement ensuite, pour pouvoir profiter plus tard du zoo pour nous tous seuls, puisque nous y aurons accès même quand le public et le personnel auront quitté, après 5 heures et pour toute la nuit. Toute une expérience d'avoir un zoo pour soi tout seul!



De la fenêtre de l'appartement, nous assistons à une scène plutôt inusitée. Les employées du zoo prennent leur pause... dans l'enclos des loups arctiques, au grand plaisir de ceux-ci (voir vidéo ICI).

Après une autre visite en fin d'après-midi, nous sortons les steaks, patates en robe des champs, salade césar et crêpes au chocolat et nous préparons le souper dans notre jolie cuisine. Pas besoin de sortir et de chercher un restaurant, yes! Les propriétaires nous ont même gentiment laissé une bouteille de vin dans le frigo, en plus des sacs de grignotine au salon et de toutes sortes de petites attentions. Il y'a même des lampes de poche fournies pour nos sorties nocturnes, un ordinosaure (pas grave, il y'a Internet, c'est tout ce qui compte), et des DVD. Jacques en regardera d'ailleurs un après le souper pendant que j'irai refaire un tour dans le zoo, dans le noir, brrr...

Du coup, comme personne ne regarde, je suis moins gênée d'avoir l'air folle. Ainsi, en approchant de la cage des jeunes tigres de Sibérie (ben, à un an, ils sont jeunes mais ils sont déjà énormes!), l'un d'eux se lève et vient se frotter devant moi contre les barreaux en.... ronronnant??? On dirait un gros minou qui veut se faire flatter. Je lui parle alors en minou et il feule de bonheur et se couche sur le dos par terre en se tortillant, on jurerait mon gros chat quand il veut de l'amouuur... Il devient alors tout foufou et s'empare d'un pneu avec lequel il fait des singeries en me regardant. Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire de voir ce gros félin avec un pneu autour du cou qui s'amuse comme un petit fou. C'est quasiment émouvant. Je vous mets une photo prise le lendemain, qui illustre bien sa position câline :


Je vais ensuite voir les lynx qui se lèvent aussi à mon arrivée et viennent aussi quêter... des caresses??? Ceux-là, je peux les toucher à travers le grillage alors, après un peu d'hésitation, je les flatte prudemment, ils en redemandent, alors j'en redonne, à nos grands plaisirs respectifs! Quelle expérience! Je suis éblouie et ravie...

A suivre...