lundi 30 septembre 2013

La vie aujourd'hui

-  Le téléphone sonne tantôt, à 13h05, exactement l'heure à laquelle l'école appelle si l'élève a manqué sa retenue. Magali avait une retenue ce midi... Oups. Je réponds, la dame demande à parler à la mère de Magali Dubeau, je soupire "oh nooooon, en plus j'avais demandé à la secrétaire de le lui rappeler ce matin, cà fait 4 jours que la retenue avait été donnée, elle a oublié et moi j'ai oublié de lui rappeler, bla bla bla". Silence au bout du fil. La dame finit par bredouiller que ce n'est pas pour cà qu'elle appelle mais pour dire que ses radios étaient belles (elle a eu une bronchite la semaine dernière, on avait peur que ce soit une pneumonie, tsé, après lui avoir répété mille fois de s'habiller pour sortir le matin, ben voilà). Bref, oooh que j'ai l'air nouille mais oooh que je suis soulagée.
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Je raccroche. Tiens, il y'a eu un appel pendant que j'étais au téléphone. Ben oui... C'était l'école.......... AAAAAAAAAAAAAAAAAARGH!


-  Message d'Isabelle ce matin : elle a trouvé le téléphone de ses rêves sur Kijiji pour remplacer celui qu'elle a échappé une fois de trop.  Ah oui, en passant, François a la gastro.  Zut, j'avais oublié d'avertir mon fils qu'il était interdit d'être malade pendant ses études collégiales ou universitaires.  D'abord parce que manquer un ou plusieurs cours intensifs de 3 heures, c'est l'horreur à reprendre, et, ensuite, parce que cà risque de rendre malade sa colocataire qui va faire une dépression nerveuse grave si elle doit manquer 10 minutes de cours ou d'étude à cause d'une maladie. Non, je n'exagère pas.


- Ma suppléance va incroyablement bien (touchons du bois).  Presqu'à temps plein depuis 10 jours, à temps plein cette semaine, dont 3 jours dans un Centre-Jeunesse où j'aurai 3 élèves dans ma classe et autant d'éducateurs pour m'assister.  Des élèves adorables et gérables (pour l'instant, allez, on retouche du bois), qui ont déjà commencé à me dire comme ils m'appréciaient, oui oui!


- Jacques est parti à Chalk River pour la semaine.  Beurk.  Mais cà veut dire qu'on lâche la haute gastronomie pour la semaine et qu'on s'en tient au vite fait, bien fait (heu, surtout vite).

- Deuxième semaine d'entrainement pour le 10 km : cette fois, cà commence à être sérieux, 4 x 12 minutes avec des pauses d'une minute entre chaque (cà passe vite une minute!).  Ouille.  Allez, on est capables!  

- J'attends toujours une réponse pour ma demande d'emploi au gouvernement. Évidemment, au moment où je commence à vraiment apprécier ma suppléance et à en avoir assez pour que cà vaille pas peine.  Quoique le salaire ne soit vraiment pas comparable à celui d'une fonctionnaire.  Mais les vacances non plus, dans l'autre sens.  Dur dur.

- Le chien a une otite et il refuse de se laisser toucher avec la crème médicamentée.  Cà risque d'être pénible et long à guérir.  Niaiseux.

- Je suis toujours à la recherche intensive du motorisé idéal (même si on ne magasinera pas avant le printemps prochain).  Gros dilemne : petit classe C de 21 pieds, qui coûte cher d'essence mais pas trop cher à l'achat et spacieux, ou minuscule classe B qui coûte cher à l'achat mais pas cher d'essence et qu'on utilisera plus souvent pour cette dernière raison ?  Mon coeur balance entre : 







dimanche 15 septembre 2013

J'ai fait ma B.A. de l'année aujourd'hui.  Tu sais, LA B.A.!!  J'en fais plein pis j'en ferai plein.  Mais LA B.A., c'est une fois par année, et, en général une fois de trop.

Cette année, c'était d'aller à une xème levée de fonds-spectacle pour Haïti pour l'organisme humanitaire que j'aide depuis 10 ans.  En 10 ans, JAMAIS une levée de fonds-spectacle n'a levé de fonds.  La plupart du temps, elle en a même gaspillé.  Et je crois qu'aujourd'hui c'était la cerise sur le gâteau.  Imaginez plutôt la journée de m... :

Le contexte : la fête commence à 10 heures.  Au programme, kiosques divers (art, objets haïtiens, livres, CD, etc.), spectacle (chants, danse, surtout exécutés par des enfants, rien à dire, c'est toujours cute), buffet (menoum), bon, je devrais être capable de passer à travers, rien d'excitant, mais cà pourrait être intéressant.

Donc, la responsable de l'organisation m'a demandé de m'occuper d'une table avec les brochures, les infos, etc.  Pas de problèmes, j'arrive à 9h30, pour préparer la table avec les brochures qu'une autre bénévole va apporter.  On se souvient qu'on est dimanche, hein?, pis le dimanche d'habitude je végète le matin.  Mais, bon, c'est pour une bonne cause.

J'arrive donc à 9h30.  Personne.  Sauf l'employé du centre qui place les chaises et celui du son qui fait des tests et fait jouer du classique à tue-tête (ma patience ne passe pas le test mais je me retiens).

10h00 : la responsable de l'organisation arrive.  Après les premiers visiteurs qui n'ont visiblement pas compris que c'était 10h00 haïtienne et pas 10 heures canadienne.  Ceux qui ont des stands (qui auraient dû être installés à 10h00) arrivent tranquillement (les derniers arriveront vers 13h00, ben oui), s'installent.  Je m'installe avec 2 autres bénévoles à la table de l'entrée, celle qui doit amener les brochures et autres documents n'est pas là, pas grave, je jaserai avec les autres. Je ne le sais pas encore, mais ce sera la seule chose intéressante que je ferai de la journée.

11h30: il y'a une cinquantaine de personnes, dont la majorité font partie de ceux qui tiennent les kiosques, qui s'occupent du buffet ou du spectacle (artistes et parents y compris).  Là-dessus, on nous présente une "surprise" non-inscrite au programme : un "médecin" et son infirmière vont venir nous faire un exposé sur la prévention du ... cancer.  Duh.  Le "médecin" monte sur scène nous ordonne conseille de prendre des feuilles et un crayon et de noter ce qu'il va nous dire.  L'infirmière rajoute qu'elle en a à nous donner (des feuilles) si nous n'en avons pas.

Après 30 minutes de discours où le mot "mort" revient aux 10 secondes et où sont détaillés tous les aspects physiques et moraux les plus horribles du cancer (ce n'est pas drôle, mais nous ricanons comme des demeurés à notre table, "c'est pour nous ouvrir l'appétit" dixit mon collègue), je suis écoeurée (dans tous les sens du mot) et je sors de la salle.  30 minutes plus tard (on en est à une heure de blabla), le "médecin" n'a pas encore fini de déblatérer, je suis en furie et je vais voir le président de l'organisme (qui n'a rien à voir avec ce spectacle mais, comme la responsable s'est sauvée, il est le seul qui peut nous sauver) et je le supplie d'arrêter ce supplice.  Il est bien d'accord, va intercéder auprès du G.O. qui anime le show, celui-ci va glisser un mot au médecin qui accepte de glisser vers le mot de la fin et dit enfin "en conclusion...".  20 minutes plus tard, sa conclusion n'est pas terminée.  AAAAAAAAAAAAH!  Finalement, il termine, on applaudit poliment, avec soulagement, l'infirmière se lève et...parle! Encore.  Un autre 5 minutes.  On l'applaudit.  Le médecin se relève "Juste un dernier mot", pour faire suite à ce que l'infirmière a dit.  Désespoir.

Finalement, 1h30 plus tard, ils consentent à quitter la scène et nous pouvons nous attaquer au buffet.  Vraiment bon.  Cà c'est toujours réussi au moins!

Bon, un peu long tout cà, je résume :

- la personne qui devait m'emmener les brochures, pancartes, boite de dons, etc. est arrivée à 12h30 (avec tout le matériel pour faire les pancartes parce qu'elle n'avait pas eu le temps de les faire).  Je lui ai demandé de me laisser juste les brochures et la boite de dons mais elle a disparu et je ne l'ai plus revue de la journée.

- la responsable s'est sauvée au début du discours du "médecin" et n'a réapparu qu'à 14h00.  Elle avait oublié le matériel pour le 50/50 et est allé l'acheter.  Mais quand elle est revenu, je lui ai dit que cà ne valait plus la peine, les gens s'étaient rassis pour le spectacle et, quand ils se relèveraient ce serait pour partir.

- A 14h00, le spectacle a repris, sauf que, comme le médecin avait parlé pendant 1 heure 30, il ne restait qu'une heure pour faire passer tous les autres artistes, la salle devant être libérée à 15h00.  Donc, à voir le programme, pas assez de temps pour tous les autres.

- Je ne sais pas ce qui s'est passé après, je me suis sauvée à la maison.  Plus capable.