mercredi 16 février 2011

Cà, c'était le plan A (voir ICI).

Mais, voilà que la seule, unique et chère cousine de Jacques (du côté maternel, on s'entend, parce que du côté paternel, on n'arrive pas à les compter tellement il y'en a!) se marie cet été. Et, comme nous sommes sa seule famille (avec sa matante qui est, quelle coincidence, la maman de Jacques), nous nous devons d'être présents! Et, en plus, j'aime beaucoup les mariages et le dernier où nous avons été date de ...longtemps. Longtemps comme "qui va pouvoir garder nos 3 enfants âgés de 1 à 5 ans pendant la semaine que nous allons passer en Floride pour le mariage de... la cousine". Son premier.

Alors, du coup, nous avons besoin d'un plan B. Parce que la cousine habite à Raleigh, à 1500 km d'ici, et que nous avons bien l'intention d'y descendre en motorisé mais que ce n'est pas ni dans les dates ni dans l'itinéraire initial de nos vacances. Alors on re-programme.

Plan A :


Plan B :


3500 km en 14 jours... Même en essayant de ne pas faire de trop longues journées de route, on ne se sauve pas de quelques jours avec des 6-8 heures de route, surtout si nous voulons séjourner quelques jours dans les plus beaux coins! Notre nouvel itinéraire :

Aylmer-Finger Lakes (au State Park "Watkins Glen", état de New-York) : 3 nuits
Finger Lakes-Washington (dans un state park, autour de Washington, plusieurs choix!) : 2 nuits
Washington - Raleigh (Caroline du Nord): 2 nuits, pour le mariage, dans un camping qq part près de Raleigh
Raleigh-Wilmington : dans un Koa, pour sa proximité de la très jolie ville de Wilmington, 2 nuits
Wilmington-Cap Hatteras : Cape Point Campground, 4 nuits. Pour cà (le camping est dans le carré en haut) :


Et on remonte le long du Cap et par le pont-tunnel Chincoteague (une attraction en soi), avec un arrêt de 2 ou 3 jours à Bird in Hand, en territoire Amish, en Pennsylvanie...

mercredi 2 février 2011

Comme d'habitude, réveil au son du cognement des brosses sur le lavabo et des divers accessoires de maquillage qui roulent par terre. Mais, notre réveil-matin ayant déménagé chez papi, nous pouvons nous illusionner quelques minutes sur la possibilité de rester couchés encore un peu, en espérant qu'il est trop tôt pour nous lever.

Faux espoir, le téléphone sonne : c'est la polyvalente qui me demande de suppléer pour 3 périodes (non-consécutives) dans une classe. Je regarde mon ipod : il est 6h40, je dois être à l'école à 7h40 et il y'a une tempête de neige dehors, la première vraie de l'année (à preuve que nous avons dû faire notre premier vrai pelletage, effectuée par la courageuse (et opportuniste "je peux-tu avoir l'auto ce soir") Catou :-)

Vite, vite, je me prépare, vite vite je dégage l'auto, lentement lentement je conduis jusqu'à l'école (4 km, 20 minutes). Retour à 11h00, après deux périodes d'enseignement, je déneige l'entrée, dine, prépare des gaufres à congeler, cherche un long moment angoissant mes clés tombées dans la neige, et retourne à l'école pour ma dernière période. Puis, un arrêt à l'épicerie pour acheter ce qui manque à mon menu concocté pendant mon cours et retour à la maison.

Bilan de ma suppléance : j'adore remplacer au secondaire. J'arrive, je me présente, je prends les présences, je donne le travail que le professeur a laissé aux élèves, je m'asseois au bureau et... je lis, ou je prépare mon menu, ou je fais du scrapbooking sur mon mini-ordi. Aujourd'hui, 3 périodes : 3 pages de scrapbooking :



Et la triste constatation que la moitié des élèves sont allergiques à l'effort. Malgré mes encouragements et mes interventions, une bonne moitié des élèves (plus dans certaines classes) n'ont rien foutu pendant le cours, à part jaser sur :

1- leur bulletin qui s'en vient (ô surprise, j'entends les notes qui se promènent "28", "54", "43", on dirait un concours de celui qui coulera le plus de cours, c'est hallucinant).

2- les potins amoureux (ouch, en secondaire 4, il y'a vraiment de tout!)

3- les nouveaux jeux sur le psp (avec force détails)

4- leur ex-blonde/chum ou celui de leur ami(e)

Etc.

Je remplace dans le cours d'éthique et culture religieuse. Que plusieurs ont coulé. Mais COMMENT peut'on couler un cours aussi facile et peu exigeant??? Ils haussent les épaules "c'est plate". Ben oui, il n'y a rien à apprendre, rien à comprendre, juste à travailler un peu, répondre à des questions, discuter sur des sujets, ben non, "c'est plate". J'ai beau leur dire que, s'ils travaillaient un tout petit peu au lieu discuter de la dernière application Facebook, ils auraient un super score et pourraient monter leur moyenne générale pathétique, ben non, "c'est plate". Grrrr. M'en fous, débrouillez-vous, c'est votre problème. Malheureusement, dans 10 ans, ce sera le nôtre mais, cà, les fonctionnaires du Ministère de l'Éducation s'en balancent aussi. Pfff...