jeudi 5 juin 2014

Dernière journée : Playa Del Carmen, Puerto Morelos et... aéroport

Snif snif, c'est le jour du départ.  Soyons positifs : le vol est à 19h00 donc, pas besoin d'être à l'aéroport avant 16h00.

Nous pouvons donc prendre notre temps.  On déjeune (au camping, le déjeuner est compris), on fait les bagages, bye les crabes, et c'est la remontée vers le nord.  Cancun est à environ 2 heures de route.

Vers 10h00, nous décidons d'arrêter faire un tour à Playa Del Carmen, vous vous souvenez, ce petit village de 1500 habitants en 1985, avec quelques cabanes sur la plage, et qui compte maintenant 150 000 habitants et des palaces hors de prix un peu partout.  Sans compter une rue commerciale, ironiquement (ou très justement) nommée la 5ème avenue (Quinta Avenida), longue de 5 kilomètres.




Nous en marchons 1.5 et nous arrêtons à un Starbuck pour un café avant de déclarer forfait et de revenir en vitesse à notre auto.  Trop de bruit, trop de monde, trop de vendeurs, trop de glinglin, trop de flonflon, trop de mercantilisme, matérialisme, mastuvu-isme, vraiment mais vraiment pas notre style. Bon, on ne peut pas juger sur une seule rue, je suis sûre qu'il y'a des coins beaucoup plus agréables à Playa Del Carmen, la plage est très belle et c'est sûrement THE place to be si on est jeune et qu'on aime faire la fête et faire du shopping.  

Nous continuons donc vers Cancun et je décide d'arrêter diner à Puerto Morelos, un petit port de pêche qui sera sûrement plus agréable (quoique, entre Cancun et Playa Del Carmen, peut-il y'avoir un village qui a de l'allure?).

Eh oui!  Ô surprise, nous tombons en amour au premier coup d'oeil dès notre arrivée.  Jolie place principale, très peu de touristes, un quai avec des pêcheurs, des bateaux, des maisons en bois, tout respire la sérénité et les vacances relax.  Nous faisons le tour de cette partie du village (il y'a quand même une partie plus touristique un peu en-dehors et une autre partie "normale" plus vers l'ouest, à environ 2km de l'endroit où nous sommes, mais l'endroit que nous visitons nous charme. 




Bon, il est temps d'aller manger, nous dénichons (merci mon guide) un petit restaurant où nous prenons notre dernier guacamole, un hamburger (dont il rêve depuis 2 jours) pour Jacques et enchiladas pour moi.  




Ensuite, visite du petit marché artisanal à un bout du village, pas nécessairement plus authentique que les autres que nous avons vu, mais plus sympathique et avec de belles pièces.  Nous y dépensons nos derniers pesos avant de remonter dans l'auto et de filer vers Cancun à contre-coeur.  

Bon, nous ne parlerons pas trop du retour ultra-pénible, déjà que l'idée d'arriver à la maison vers 1 heure du matin ne nous enchantait pas trop, il a fallu que le vol soit retardé de deux heures, que l'embarquement se fasse en urgence à cause du risque que l'aéroport de Montréal soit fermé à notre arrivée (et alors quoi?  On tourne en rond au-dessus jusqu'à sa réouverture?  On va à Ottawa (yes!)? Toronto?).  Finalement, merci aux douaniers qui font du temps supplémentaire, nous sommes en retard mais ils nous attendent, nos bagages aussi ainsi que la navette qui nous amène à l'auto (ouf!).  Et nous arrivons à la maison vers 4h30 am.  Et commencons à travailler à 8h00.   Vive les vacances!



mercredi 4 juin 2014

Dixième journée : Tulum et réserve de Sian Ka'an

Au programme aujourd'hui : exploration de la réserve de Sian Ka'an et canot sur un des lagons dans la réserve.   Pour se rendre au lagon, nous louerons des vélos au camping.  C'est environ à 6 kilomètres, espérons que la route pour s'y rendre sera dans une de ses bonnes journées, car, souvent, elle est presqu'impraticable sauf pour des jeeps, et encore...

Nous traversons l'arche qui marque l'entrée de la réserve et payons les frais d'entrée.  

 


La route semble belle, pas de mares d'eau, juste des trous, plein de trous.  On zigzague.  On mange la poussière des véhicules qui passent à toute allure à côté de nous, jeeps et compactes, donc la route doit être carrossable sur ses 42 kms, sinon, on ne verrait que des jeeps.  Il fait chaud!  
 

Premier arrêt, après 6 kilomètres : le Centro Ecologico Sian Ka'an où nous espérons louer des canots ou des kayaks pour aller explorer le lagon adjacent.  Manque de pot, ils sont litige avec la municipalité et ne peuvent en louer actuellement.  Zut.  Nous allons quand même voir la plage à côté du Centre Écologique.



Jacques ne peut pas résister

Nous extorquons aussi la permission d'emprunter un sentier de l'autre côté de la route qui rejoint le lagon, au moins pour avoir un aperçu de ce que nous avons manqué!  C'est très joli... Snif.









 Nous décidons de continuer notre randonnée en vélo.   Un peu plus loin, un autre chemin s'ouvre à droite, évidemment, nous allons l'explorer.  Autre vue du lagon.


On continue environ 4 kilomètres jusqu'au bureau de tourisme de Sian Ka'an, malheureusement fermé.  Décidément, ce n'est pas notre journée!  Il fait chaud, nous avons soif, nous faisons demi-tour.  A mi-chemin, arrêt sur une plage déserte pour un peu de baignade.  Pas de problèmes pour se baigner tout habillés, le soleil est tellement chaud que nous séchons en quelques minutes ensuite!



Notre itinéraire : un beau 20 km aller-retour

De retour au camping, c'est l'heure du diner.  Pas question de payer encore un lunch hors de prix, nous allons manger en ville!  Nous choisissons l'un des nombreux restaurants réputé beau-bon-pas cher, et, après 15 minutes d'auto, nous nous installons sous une palapa, devant un petit restaurant très agréable.  Le serveur est très sympathique (même s'il tient à nous affubler de sombreros pour nous prendre en photo!) et nous passons un très bon moment.  Et mangeons très bien! Méga filet mignon pour moi, miam!  Et, bien sûr, le traditionnel guacamole.  Le tout très bien présenté et au moins 2 fois moins cher que dans la section touristique près de la plage!



En après-midi, lecture dans la tente avec nos amis les bibittes (lézards et gros crabes bleus qui pullulent sur le terrain et dont les claquements des pinces résonnent partout très tôt le matin)

 




Vers 3h00, c'est le temps du cocktail, pourquoi ne pas aller le prendre sur la plage et profiter ainsi des chaises longues mises à disposition des touristes assoiffés qui peuvent en profiter à l'achat d'une boisson! Aussitôt dit, aussitôt fait!


Nous prenons ensuite une longue marche, cette fois vers le nord.  Nous longeons les spas, retraites, yogas machin, massages trucs, toutes sortes de cabanes et de constructions, la plupart en bois.  Beaucoup de mariages aussi, dommage qu'il y'ait toujours autant de vent, les voiles, les décorations et les robes sont en dérive...  Drôles de photos parfois aussi, comme celle d'une mariée immergée à moitié dans l'océan dans son ex-magnifique robe et qui est plus occupée à essayer de ne pas se faire renverser dans l'eau par une vague qu'à sourire!  

Souper ensuite au même restaurant que le midi, le serveur nous accueille avec effusion, il y'a un chanteur avec qui nous jasons entre ses prestations, soirée très agréable malgré l'orage tropical qui nous tombe dessus pendant quelques heures.  Heureusement que le toit de la palapa est solide mais nous devons déplacer nos chaises quelques fois pour éviter un bain de pieds inconfortable. 





Demain, retour vers Cancun pour reprendre l'avion vers Montréal, à 19h30 (enfin, c'est l'heure qui est prévue, ha ha).

Neuvième journée : Chichen Itza et Tulum

Départ tôt pour Chichen Itza, pour arriver blablabla, vous savez pourquoi!  Et pour Chichen Itza, c'est particulièrement important, aucune envie de me retrouver là-dedans :

Donc, hop dans l'auto après le petit déjeuner à l'auberge et après avoir fait les bagages et, 45 minutes plus tard, nous voilà à l'entrée impressionnante de Chichen Itza.  Déjà, en partant, la différence est frappante par rapport à mon voyage au Mexique il y'a presque 30 ans.  A l'époque,  les cénotes n'avaient pas encore été découverts, les pyramides d'Ek Balam non plus, Playa Del Carmen ressemblait au village d'Akumal, avec quelques cabanas sur la plage, Cancun avait encore de magnifiques plages, on pouvait monter sur toutes les pyramides et il n'y avait pas une infestation de vendeurs à Chichen Itza.  Et cà ne coûtait pas 25$ par personne pour entrer!  D'ailleurs, c'est tout juste s'il y'avait une entrée à l'époque (oui, j'ose penser "la belle époque"), un petit guichet peut-être??  Bref, voilà Chichen Itza maintenant : 

L'entrée

L'arrivée des vendeurs


 
Un autre côté de la pyramide, celui-là pas restauré

Au milieu des "milles colonnes" (non, on n'a pas vérifié!)


Mon oiseau-fétiche du voyage : le motmot



Avant de partir, j'ai téléchargé une petite application très intéressante sur mon ipad mini qui permet de voir les structures mayas avant et après.  Par exemple, ici, nous sommes dans ce qui reste du temple des milles colonnes et ci-dessous, vous verrez comme c'était impressionnant à l'époque (et cà l'est encore maintenant!)


 

  
  Le jeu de pelote qui laisse encore les archéologues perplexes quant à ses règles.  On sait seulement qu'il était question de sacrifice, certains disent que l'équipe qui gagnait se faisait sacrifier (quel honneur).  Ou seulement son capitaine?  Bref, le saura t'on un jour?
Jacques se trompe d'époque et joue à César

Restons à la même époque : voilà les marchands du temple... Et c'est comme cà PARTOUT sur le site...  Pas fort.


Le cénote, lieu de sacrifices humains

Un écureuil mexicain

Bon, j'avoue, nous n'avons pas fini la visite.  Il faisait trop chaud, il commencait à y avoir trop de monde, on s'était perdu, bref, la mer et les cocktails sur la plage nous appelaient de façon insidieuse "psst, psst, vous pouvez être avec nous dans 2 heures si vous partez maintenant!".  Alors, nous sommes partis.  Mais c'est une super excuse pour devoir y retourner un jour, bientôt, très bientôt...

Nous reprenons donc la route en sens inverse, vers Tulum.  Avec un arrêt dans un restaurant-cafétéria.  Pour une rare fois, nous ne nous sommes pas basés sur nos critiques culinaires, mais plutôt sur un coupon distribué à la sortie du site qui annoncait un buffet à genre 7$ par personne.  Nous trouvons l'endroit, beurk, une usine à touristes mais, bon, on veut juste manger, ce n'est pas cher et la nourriture a l'air ok.  Le gars nous annonce que le buffet est 25$ par personne (heuu... C'est parce qu'on a un coupon qui dit 7$!), il dit "ok", nous prend le coupon et nous invite à nous servir.  Je suis un peu dubitative sur le coût final de l'opération, n'ayant plus de coupon, mais le spécial est respecté et le repas est correct, sans plus.  Bon, vite, Tulum et la mer!

Route sans histoire, sauf un barrage policier que nous n'avons pas le choix de franchir, l'aiguille de l'essence menacant de sortir au bas du cadran et les stations-services étant au nombre de... 1 sur les 100km de notre voyage.  Nous ne voulons pas repasser par le barrage pour retourner sur la bonne route aussi nous faisons un bon détour pour rejoindre la-dite route.  Je joue la co-pilote qui a parfaitement confiance en son interprétation de la carte routière mais plus les kilomètres s'allongent, plus je doute (mais jamais je ne l'avouerai à Jacques).  Surtout quand la route devient de plus en plus rocailleuse et de plus en plus déserte, avec des habitants un peu sinistres  : 


Ouf, nous rejoignons finalement notre route et nous arrivons enfin à Tulum, deux heures après être partis de Chichen Itza.  Il faut maintenant trouver notre hôtel-camping.  Première constatation en traversant les 10 kilomètres qui nous séparent de la ville de Tulum et de notre hôtel, situé vers la fin de la zone hôtelière qui longe la plage : les touristes à Tulum sont vraiment particuliers.  En ville, vous avez les backpackers, granolas, hippies, qui n'ont pas beaucoup de sous et, dans la zone hôtelière, les backpackers, granolas, hippies, qui ont pas mal de sous.  

Aucun hôtel de plus de 2 étages, d'ailleurs, il y'a très peu d'hôtels comme tels, mais des "cabanas", "retraites", "posadas", "habitations", auberges... Qui offrent toutes du yoga, de la méditation, de la relaxation,  des massages, bref, vous voyez le style.  Et, bien sûr, qui clament toutes qu'elles sont écologiques mais c'est parce qu'il n'y a pas d'électricité dans le coin, mais, par contre, les génératrices s'en donnent à coeur joie dans la plupart de ces paradis écologiques et faussement rustiques (ou vraiment rustiques, mais aux prix inversement proportionnels à leur rusticité).  

Mais c'est joli.  Très très joli.  Énormément de fleurs, de palmiers, de plantes de toutes sortes, touristes en longues jupes et pantalons de yoga, on se croirait dans un autre monde.  Hippie chic.  Dur à décrire!

                                       
                                       

Bon, nous arrivons à destination.  On découvre ce qui sera notre lieu de villégiature pour les deux prochains jours : le Turquesa Tulum Restaurant and Jungle Camping.  L'une des propriétaires (une allemande un peu réfrigérante) nous amène à notre tente.  L'environnement est superbe, la tente est petite mais le lit est confortable.  Un peu trop tard, je commence à anticiper les retours de la plage, mouillés et ensablés, et le concept de prendre la douche (froide) à l'extérieur (derrière des rideaux qui ne ferment pas tout-à-fait) et de rentrer ensuite dans un espace très restreint.  Bon, tiens, on dirait que je m'en viens douillette avec l'âge!  


Finalement, peut-être qu'une cabane sur la plage (même un peu - ok, beaucoup - plus chère) aurait été plus agréable.  Surtout dans le cadre d'un 25ème anniversaire de mariage.  Surtout quand on entend les voisins (québécois) chuchoter.  Bon.  Allez, un petit drink pour oublier ce petit nuage gris clair.



Ouch, les petits drinks sont horriblement chers.  A 9$ le verre, on savoure!  Comme nous le remarquerons plus tard avec le souper ($$$), il est impossible de manger et de s'héberger pour pas cher dans un rayon de 10km.  À 50$ la nuit, notre tente est probablement le seul plan à peu près économique du coin, à condition de manger et boire ailleurs.  Loin.  Genre en ville.  C'est ce que nous ferons demain.  Mais, pour l'instant, notre besoin d'alcool est satisfait, il est temps d'aller découvrir la plage, à 2 minutes de marche.  



Vous voyez le genre d'"hôtels" que l'on trouve le long de la plage

 
 On marche vers le sud (il doit y 40 kilomètres de plage, nous n'en ferons qu'un et demi environ)

Un petit jogging spontané pour le retour

La madame est heureuse...