mercredi 15 juin 2011

De la plume de Catou - 13 et 14 juin

Lundi, 13 juin 2011

Comme quoi, les douaniers sont vraiment tous les mêmes. Nous avons beau arborer l'air le plus innocent qui soit, il suffit d'oublier de retirer un simple collier en métal ''cheap'' du Village des Valeurs lors de notre passage dans le scan infernale pour devenir immédiatement suspecte de porter une arme de destruction massive.

Le Douanier: Ah Miss, you should have take it off earlier.

Ben oui, merci, je l'ai compris quand le ''bip'' de la machine m'a fait avoir une mini crise cardiaque. L'art d'avoir l'air suspecte.

Le douanier ( en pointant sa coéquipière): Unfortunatly, she will have to #*($&?%)(@HDBYsyd. Ok?
Moi: Heu...what?
Le Douanier: She will have to physically touch you to see if you have anything suspicious. Or, you can go into the big scanning machine. Ok?
Moi: Oh, ok. I'll go in the machine.
Le Douanier (à sa coéquipière): Chosebine, she doesn't want you to physically touch her. She only wants to go in the machine.
La dounière: Ok. Lady, Arms up!

Wow. Merci. Maintenant j'ai l'air deux fois plus suspecte. Bref, suite à une légère fouille et à un body scan digne de Star Trek, je suis '' good to go''. Les pounds en poche, je m'assois dans la salle d'attente, embêtée, car je fais dos à la porte d'accès à l'avion. Je passe donc une heure à me tourner sans arrêt pour voir si les portes sont ouvertes, trop tarte de croire que je pourrais le manquer alors qu'ils annoncent pas moins de 5 fois l'Arrivée de l'Avion. Entre temps, les jappements des chiens anti-drogues emplissent l'aéroport. Je ne peux pas croire qu'ils en sentent autant. J'imagine qu'ils ont confondu drogue avec parfum. C'est des choses qui arrivent. Dans ce monde si criminel, il faut se méfier de tout. Finalement, l'embarquement commence.

Évidemment, ils commencent par embarquer ceux ayant besoin d'assistance d'abord. Normal. J'attend patiemment debout. Puis ce sont les sièges 35 à 44. Puis 25 à 44. FINALEMENT, ma section est appelée. L'hôtesse regarde mon passeport, puis moi et me dit que je suis ''very pretty''. Mal à l'aise, j'entre dans l'avion et rencontre la première personne avec un accent britannique de toute ma vie: Une hôtesse de l'air rousse avec une craque entre les dents qui a beaucoup trop chaud. MAIS, elle est bien sympathique, comme tous les autres membres de l'équipage d'ailleurs. Je n'exagère pas en disant que j'ai dû entendre le mot ''lovely'' 200 fois pendant le voyage. Peu importe.

Je gagne ma place du côté hublot qui donne, évidemment, directement sur le réacteur (ce même réacteur qui sera ma plus grande source d'angoisse pour les heures à venir). Mon voisin direct est un homme bien sympathique qui ne sait pas s'attacher, et à côté de lui une vieille dame au visage joufflu. On est tassés comme des sardines, mais bon, faut vivre avec. À moins que...nooooon, l'homme s'en va! JOIE! Personne entre la dame et moi, toute la place du monde gniahahaha. De plus, que serait un voyage en avion sans les éternels enfants turbulents? Derrière moi, un petit monstre donne des coups sous les remontrances de sa soeur. Par contre, il est tout pardonné lorsque j'entend le petit accent britannique du jeune Adam (nom que je vais entendre maiiiintes fois, avouons-le). En fait, je me rends compte que tous ceux assis autour de moi sont des Britanniques. Je ne croyais jamais me sentir si exotique dans mon propre pays un jour. Soudain, l'avion démarre, les moteurs tournent, le #$%?@ bouge beaucoup trop à mon goût et on voit lentement le sol disparaître. C'est après ce moment que j'ai décidé que l'avion, j'aime pas ça finalement.

Évidemment, d'un avion, tout est beaucoup plus impressionnant. Croiser d'autres avions dans les airs la nuit, lorsque la seule source de lumière extérieure se trouve être l'éclat de la lune, ces engins prennent une toute autre dimension. Lorsqu'ils soubresautent, tu te sens proche des autres passagers, car TU SAIS que tu n'es pas la seule à avoir eu peur pour ta vie pendant un moment. Bizarrement, la nourriture était excellente, mélange cafétéria du CÉGEP et bouffe d'hôpital, ce qui n'a pas l'air particulièrement attirant, mais c'est que vous ne connaissez pas la nourriture du CÉGEP Gabrielle-Roy, aaah lala.

Je regarde parfois l'écran affichant l'endroit où nous nous trouvons et la vitesse de l'avion. Il y a 2h, nous étions au-dessus de Newfounland (si c'est bien comme ca que ça s'écrit), mais maintenant, c'est l'océan Atlantique qui nous servira de zone d'atterrissage en cas de pépin, ce qui ne m'étonnerai pas, étant donné les mouvements étranges et les bruits de ce foutu réacteur. Je ferme ma fenêtre nah, ch'te vois plus gniahahaha.

Mardi 14 juin 2011

Nous approchons maintenant de l'Irlande, à une vitesse raisonnable de 950km/h. Le ciel change légèrement de couleur. De noir charbon il passe à mauve, puis à bleu poudre et soudain, le soleil se lève....de l'autre côté de la cabine. Ainsi, je ne peux apercevoir le tout grâce au reflet du soleil sur mon ami le réacteur. Je sais pourtant qu'il est flamboyant uniquement par la couleur brillante qu'il génère sur les quelques têtes chauves à proximité. Mais moi aussi je veux pouvoir le voir autrement que par l'entremise d'une lisse calvitie. Oops, turbulences.

On apercoit finalement les terres de l'Angleterre. C'est magnifique, on voit même des moutons (ou des vaches, qui sait, on est trop haut pour être bien certains). L'atterrissage se fait relativement en douceur, mais on doit attendre 20 minutes, car les employés doivent installer un escalier extérieur, car le gros tunnel qui amène dans l'aéroport est cassé. Bonne chance personnes en chaise roulante (30% des passagers). Le chemin pour les douanes est looooong. On passe dans des dizaines de corridors et lorsqu'on arrive finalement devant le douanier, c'est à peine s'Il regarde le passeport. Donc hop, service des bagages, saut toilette et allons trouver Josée. On se trouve rapidement et c'est en parlant fort qu'on embarque dans le train, sous les regards haineux des travailleurs matinaux, il est quand même 7h00am. Ils ont TOUS un journal et je n'ai jamais vu des gens aussi pressés de toute ma vie. À l'arrivée dans la station, c'est la guerre. Ils sortent de partout, une invasion d'hommes en complet...et de roux!! Des roux, PARTOUT. On embarque dans un autobus deux étages et ainsi commence ma première visite de Londres. Toujours pas habituée au sens inversé du volant de voiture, je suis surprise de voir, ce que je crois être, un enfant au volant. Évidemment, il était côté passager, mais bon, laissez moi une chance de m'adapter tout de même. Arrivée à l'appartement que je trouve vraiment joli. On est entouré de studios d'artistes, les photos expliqueront mieux que les mots.

Nous allons ensuite nous promener et prendre un super déjeuner dans un café vraiment trop mignon. Assis à l'extérieur, il y à 5 personnes avec leur chien. Je n'ai jamais vu de chiens se promener aussi librement. Sans blagues, c'était l'équivalent de Cuba. Ils étaient PARTOUT. Comme leurs crottes d'ailleurs. J'ai même vu un chien attendre le feu vert pour traverser..seul. Le parc près de chez Josée est immense et très beau, il y a une petite ferme pas très loin et un gros terrain terreux de BMX. AH ET MESSAGE À MANU ET MAGALI: Vous aimeriez tellement les voitures ici. j'ai vu une vieille porshe vraiment bizarre, et pleins de marques inconnues, mais surtout des peugeots de toutes sortes.

Bref, on s'est promenées toute la journée, mais j'étais crevée. Les photos montreront un peu la journée. Le souper était fou: Poulet farci au brie et cuit dans le bacon avec entrer d'olives, de fromages, de noix avec un Cidre et comme dessert une crème caramel.

Peu importe, je vais me coucher maintenant :) xo Je vous aiiiime :)

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